28/06/2007

Oiseaux en détresse !

Régulièrement (5 fois sur 2 mois) je reçois un courrier me demandant que faire quand on recueille un oiseau blessé ou malade.

 

Voici une réponse pour la Belgique, mais j’ai reçu des courriers de France pour eu voir L.P.O. Ligue pour la Protection des Oiseaux. Le principe est qu’il faut agir vite donc voir le plus prêt de chez vous.

 

L'oiseau a-il réellement besoin d'être secouru ?

 

Il peut s'agir par exemple d'un jeune oiseau tombé du nid, on peut soit le remettre dans son nid soit le placer sur une branche hors d'atteinte des chats. En général, il n'est pas abandonné, les parents ne sont souvent pas loin.

 

Si l'oiseau est blessé ou affaibli comme c'est le cas parfois en hiver lorsque la nourriture vient à manquer, il ne faut pas hésiter à le capturer et à l'installer, au calme, dans une boite en carton. (Évitez les cages à barreaux)

 

Dans tous les cas, la meilleure solution, après avoir capturé l'oiseau, est de l'apporter dans un Centre de revalidation (CREAVES ou CROH). Car la plupart des espèces sont protégées et on ne peut pas les détenir sans autorisation.

 

Dans un premier temps, on peut essayer de lui donner à manger. S'il s'agit d'un granivore (moineau, pinson, pigeons…), un mélange de graines que l'on trouve dans le commerce fera l'affaire. Pour les insectivores (rouge-gorge, merle, mésanges…) la pâtée pour chat est appréciée, les granulés pour chien mais mouillé, la viande de bœuf, les vers de farine, les fruits… Pour les oiseaux dont on ne connaît pas le régime alimentaire, il vaut mieux ne pas essayer de les nourrir car ils pourraient mourir rapidement en ingurgitant certains aliments inappropriés.

Le pain humide et l'eau sucrée sont à bannir. Ne jamais forcer l'oiseau à boire, surtout s'il s'agit d'un rapace : vous risqueriez de lui introduire de l'eau dans les poumons. Un oisillon qui a reçu de l'eau dans la trachée est la plupart du temps condamné à mort.

 

Quelles sont les chances de succès ? Il y a quelques années, la Ligue royale belge pour la protection des oiseaux (LRBPO) qui gère une partie des centres a estimé que 60 à 65 % des animaux qui leur ont été confiés avaient pu être sauvés et relâchés dans la nature. Malheureusement, 30% décèdent soit parce qu'on a tardé à les apporter soit parce qu'ils étaient irrécupérables. Il est important de savoir que plus vite l'oiseau arrivera dans un centre, plus vite il recevra un traitement approprié et plus grandes seront ses chances d'être rendu à la nature.

Centres de Revalidation des Espèces Animales Vivant naturellement à l'État Sauvage (CREAVES) - Ministère de la Région wallonne.

 

Voir également ces sites :

 

http://www.protectiondesoiseaux.be/content/view/897/72/

 

http://environnement.wallonie.be/dnf/creaves/quipeutdevenirgestionnaire.htm

 


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